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Jacques Yvart Niama Niama, 12 titres. Un CD Citadelle. Voix chaude, textes chaleureux nourris de rencontres et de souvenirs (l’ourson Pipoonas-koos?!), voilà le 30ème album d’Yvart. Le matelot de la chanson, "french troubadour" dit-on Outre-Atlantique, offre un programme foisonnant. Comme un chant d’au revoir temporaire. Impossible de ne pas songer à l’influence de Brassens. Aidé de Joseph Moalic, son complice parolier, Jacques Yvart célèbre la joie de chanter en bonne compagnie. Croquant l’air du temps (Madame la D.R.H). Le projet se précise en milieu de parcours avec "Voyagé" où il est dit que "L’aventure est peut-être au détour du charter… Et le reste du monde, ma foi, je vous le laisse?". Encore, et toujours, voilà un bel hommage aux flots de la part du Dunkerquois à la guitare. Avec la mise en musique d’un texte de Bernard Dimey, "L’homme et la mer". "Tout seul dans les jardins de l’éternel silence, j’irai très lentement comme ceux qui vont loin". La chanson titre "Niama, niama", expres-sion populaire en usage en Afrique de l’Ouest, incarne ces petites choses, à priori sans impor-tances qui font les bons répertoires. Un registre classique.
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Robert-Frédéric Migliorini |