Donnez-moi la phrase… 17 titres. Avec la passion et la justesse de ton qu’on lui connaît, Francesca nous invite toujours au partage de ses convictions. Elle chante ici des auteurs d’aujourd’hui : Leprest, Laffaille, Dautin, Pitiot, Gary, Bühler, Sylvestre, Joyet… Une brochette d’amitié, dit Leprest, pour exprimer le combat, la tendresse et les espérances, les solitudes et les oppressions ordinaires. La force du chant est intacte. Sous la baguette et les claviers de Nathalie Fortin et Michel Precastelli, la phrase et le verbe sont bien là pour dire l’inaltérable quête d’humanité. Juste une Trace / Anticraft. Francesca Solleville
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Courants d’air. 15 titres. En plus de cette belle production sortie en 2007, ce jeune chanteur franco-suisse vient, cette année, de se faire remarquer à Vive la reprise. Nerveux, tendu, la voix haute, vibrante, troublante aussi, Fraissinet donne une couleur très attachante à ce 1er CD. Au fil des rencontres ou des ruptures, si le sourire est rare, la gravité des thèmes est servie par une énergie combative et un désenchantement qui ravive notre écoute à chaque instant : duo avec Thierry Romanens dans un lucide « P’tit con », douloureux « La Fée » et un dialogue poignant avec l’au-delà « Je regarde la mer ». Le piano obstiné, tantôt fracassant, tantôt songeur, accompagne toujours de vraies mélodies. Alors, le charme opère et finit par rompre la glace. Voilà un artiste qui promet et à qui nous souhaitons une belle carrière. Nicolas Fraissinet |
The All & Nothing Show. 11 titres. Une fois encore, les belges font fort. Au cœur de l’affaire, Peter Bultink et Alejandro Petrasso, chanteur et pianiste « tissent un imprévisible fil entre Ostende et Buenos Aires ». Dans un lyrisme ténébreux, ce cabaret contemporain allie à peu près tout de la culture musicale du 20e siècle : classique, post punk, électro-groove, musique répétitive… pour illustrer les méandres d’une sombre folie, héritage de leur maître à penser Robert Filliou. Cette symphonie pop-rock se révèle être d’une étonnante modernité, d’une plastique hybride, âpre et détonante. Parsifal - OMP |
Ce garçon. 12 titres. Ce 3e album oscille entre l’amour cru et une douce mélancolie. Avec charme et une incroyable facilité, notre habile dandy fait preuve d’une belle aisance pour tirer le portrait de ces personnages. Avec esprit, la satire du superficiel et les caricatures vont bon train. Cet album au goût savoureux de pop anglaise et de chic parisien joue la tendance. Sans jamais feindre d’être lui-même « Ce garçon », à coup sûr, c’est Travis. Anticraft / Universal - Travis Bürki |
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Ils chantent Julos Beaucarne .Que vous aimiez Julos Beaucarne depuis toujours ou depuis tout à l’heure, vous aurez plaisir et profit à retrouver sa verve philosophale distillée, ici, par une vingtaine de voix amies. 22 artistes (il serait trop long de les citer tous et je n’en citerai aucun) pour une balade parfois étonnante, parfois même déroutante, dans les granges poétiques du père Julos. Ce qui est certain, c’est qu’il y a de la tendresse plein à craquer, là-dedans. Comme c’est loin d’être une major qui a fait le coup, je vous en fais la réclame à l’ancienne : vous vous procurerez ce beau disque en téléphonant (de ma part) à Madame Duchâteau, au 00 32 10 41 73 74 - Julos Jacques Perciot |
Moi Bordel ! 12 titres. Derrière sa petite frimousse d’ange se cache une peste délurée et insolente de première catégorie. L’accordéon vissé sur le ventre, Yoanna n’y va pas avec le dos de la cuillère : révolte, déglingue, insolences, mal de vivre et une folle tendresse expriment une vie amoureuse quelque peu mouvementée. Yoanna
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(fr)agile. 12 titres. Treize albums et toujours, cette douceur de la voix nous séduit. L’écriture élégante et généreuse est plus que jamais au service de la tendresse et de la sensibilité. Les musiques de J.-P. Marcellesi et Art Mengo (couleurs classiques et acoustiques) habillent les chansons d’une agréable tonalité pastel. Un disque de sérénité, « (f)ragile » comme une « note bleue ». Rue Stendhal. |
Poésie de France. 12 titres. Voilà un étrange mélange de sensualité, de force et de mélancolie pour servir les poèmes de Verlaine, Gribouille, Baudelaire, Barbara, Rimbaud, Ferré, Ronsard… Entière et audacieuse, la poésie à « donf », c’est peut-être ça le secret. Cont. 02 96 82 67 33 - Souliko
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De la pierre au Vent. 11 titres. Mêlées à ses compositions personnelles, Renée reprend avec un charme classique et gracieux quelques jolies pages de Jacques Brel, Léo Ferré et S. Utgé Royo. Une chanson de qualité qui mérite une écoute attentive. Edito Musiques. Renée Béthel |
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Alain Rodot Etranges cadences. 13 titres. La poésie lyrique et la plénitude du chant convainquent facilement. Avec un classicisme subtile, Alain Rodot, troubadour contemplatif, donne le ton et tient bien la cadence.
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Nathalie Joly chante Maria Tanase Paris Bukarest (avec Thierry Roch à l’accordéon). Nathalie Joly revisite les chansons retrouvées de la grande chanteuse roumaine et nous plonge dans un fond de sensibilité ancestrale. Ce disque capte notre attention, et ce, jusqu’au bout. Rue Stendhal - Nathalie Joly |
Le jardin intérieur. 11 titres. La très claire et très pure voix de Laurya nous séduit et nous comble. Les rythmes funky et les balades alternent sur des orchestrations soignées. Une belle production. Laurya Lamy |
Défardé. 14 titres. 1er album. Ecrivain et compositeur de musiques de scène, Christian Roux joue sur la nonchalance et la noirceur tendue et dilatée. Une voix féminine relaye le grain âpre du chanteur écrivain. Un jeu de cache-cache entre lyrisme et délectation venimeuse des instants et sentiments disséqués. Musique hachée aux accents classiques, tangos, romantiques ou jazz. Un jeune Tom Waits ? Ecrivain sûrement. Nicri Prod. Mosaïc. |
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Les palissandres. 14 titres. Le grain, le souffle de la voix, la diction captent immédiatement l’attention. Avec une force évocatrice rare, s’enchaînent les récits d’un carnet de voyages où les rencontres troublantes se succèdent. Béa Tristan réveille ses mémoires familiales « Les palissandres », amoureuses « L’homme à la Royal Enfield », dévoile les fragments de destins « Cuba-St-Cloud », les solitudes « Dans les monts » et ses passions avec une présence fiévreuse peu commune. Un blues comme on n’entend rarement (on pense souvent à Janis Joplin ou Colette Magny). De mélopées en incantations, le frisson nous gagne à chaque plage. La sobriété de l’accompagnement (guitare et contrebasse) en fait un disque âpre, intense, envoûtant. Béa Tristan
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La vie d’ici bas. 14 titres. Ce Démosthène de l’allitération, depuis longtemps passé maître dans l’art de la diction, explore le verbe et le phonème avec une redoutable tchatche qui nous tient en haleine à chaque mesure. Sur des rythmes afro-cubains ou jazzy, Mainvielle affiche décidément une gaîté musicale sans égal et s’aventure dans des contrées où peu de ses frères gascons osent le suivre. Jubilation ! L’Autre Distribution. André Minvielle
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Remue-méninges 10 titres. Ce jeune groupe normand a bigrement progressé. Ballades pop et reggae mélodiques soulignent avec invention et amusement des chansons où se télescopent les tâches ménagères, l’amour ou le désir d’être un génie. Avec une relecture originale de « La non demande en mariage » de Brassens, la fraîcheur de la jeunesse joue dans leur camp. TTC prod. Les Torps
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Même pas foutus d’être heureux. 2 CD. 12 et 17 titres. Dans le 1er CD, éponyme, le pétrisseur du verbe, le mâcheur de mots, livre ses nouvelles chan-sons. Rémo Gary cultive l’image décalée, grinçante, cinglante, et bouscule nos habitudes. Assoiffé de vie, de sens, il dissèque les drames universels avec une rare justesse mais toujours avec tendresse, dans une unité musicale au service du texte. Le 2e Dans la rade des lits, Rémo reprend des textes de Jean Richepin mis en musique pour la plupart par lui-même ou Joël Clément. Il sert magnifiquement ce répertoire exigeant et féroce. Les illustrations de Jacques Tardy et le soin extrême apporté à la pochette font ce livre-disques une troublante perle noire. Prod. Juste une trace/L’Autre Distribution. www.remogary.com |
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La Renverse. 14 titres. L’auteur de Ballade en novembre signe pour ses 40 ans de chanson un nouvel album où domine la simplicité et une mélancolie souriante. Les blessures du passé, à peine esquissées, laissent la place à la sérénité ou à des combats conjugués au présent. Avec une économie de mots, ses ballades aquarelles « Désolée », « L’amour a du souci à s’faire », « La Renverse » nous touchent par des images fortes. « Göttingen » (Barbara), « Dans la jungle » (Renaud) et « Où vont les avions » (Messia) sont interprétés avec retenue. Avel Ouest/Coop Breizh. A lire, Mélancolitude, une biographie de Marie-Thé Brétel-Logan, amie et confidente qui retrace le parcours de l’artiste. Ed. Christian Pirot - Harmonia Mundi. Anne Vanderlove
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