L’homme qui avait fait fuir ses rêves. 13 titres. Piton délaisse provisoirement les poètes pour nous gâter de son talent d’auteur et de compositeur : treize titres, puissants, truculents et chargés d’humanité. Chansons dédicaces (Les Ritals, Dimey, l’abbé Pierre, la cinquantaine…) qui disent ses révoltes et sa mélancolie. L’écriture est juste, charnue et, toujours, cette voix rugueuse et vibrante. Ce chant-là nous emporte. Loup de mer buriné aux coups de chien de la vie, Piton est de la trempe des Servat, Ogeret, Haillant… Un magnifique album personnel qui balaye les modes et les lieux communs. Après une gargantuesque Scène du ventre plus « Cyranoïaque » que nature le disque finit sur deux chansons d’amitié et d’espérance. Si cet « homme a fait fuir ses rêves », cette réalité là nous convient. Bravo ! Ed. Pluriel.
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