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Pierre Margot, en concert « Kamaïeu ». 15 titres. Camïeu comme on le dit d’un dégradé de couleur, d’une variation sur différents tons qui tissent les toiles et les humeurs de nos vies. Kamaïeu, comme le titre du nouvel album d’un comédien, auteur, compositeur, interprète, entré en musiques dès son plus jeune âge. A 44 ans, il a du métier l’artiste à l’écriture prompte à suggérer des atmosphères. La voix intéresse. Les scénarios et les émotions se succèdent comme en une pièce où le théâtre est chanté. En tenue des scènes. De près ou de loin, le regard est aiguisé et la voix chaleureuse. A l’occasion, on y goûte un hommage aux saltimbanques, en leurs spectacles, en leurs espoirs et des regards sur l’enfance et l’amitié, patrimoine pour une belle vie. Il y a encore des moments où le verbe s’incarne en des tableaux plus ambitieux. Comme « le Margart », autre facette du baladin Margot, à la manière du célèbre portrait ambivalent de Gainsbourg, et ce symphonique titre « L’argent », pas triste pour un sou. Pierre Margot sait s’entourer. La présence facétieuse, au Cor, de Serge Duchesne et le piano magistral de Daniel Glet s’imposent dans ce disque enregistré en public. Edito Musiques/rue Stendhal.
wwwpierremargot.com
Robert-Frédéric Migliorini
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