Béjo

BéjoBéjo, 0/10 bon esprit, 14 titres. Après Souchon, c’est au tour de Béjo de nous entretenir de « La chanson parfaite », un peu comme Voulzy d’ailleurs, prélevant au genre nombre d’illustres extraits. Parfait pour entrer dans le monde de Béjo. Avec d’abord une chanson révolutionnaire qui fera fortune chez les indignés de tous poils : « Nous c’qu’on veut, c’est du pognon ! ». De l’art et la manière de rafler la mise… Sur un moteur de recherche, Béjo est d’abord un spécialiste en semences potagères au slogan de « un nom qui indique la qualité ». Que Béjo-le-chanteur adopte le même argumentaire, y’aura pas tricherie sur le contenu. Il y a en lui l’adn d’une large part de la chanson, de Patrick Topaloff, dont il fut ami et complice, à Boby Lapointe. A ce jour, Béjo n’avait sorti qu’un album, en 87 chez Virgin. Un quart de siècle plus tard, il récidive, avec constance. Il chantait jadis « On dirait du veau ? » ; il chante désormais un (forcément chiraquien) « Hymne à la tête de veau ». Et pire encore. Comme ce « French lover » à ne pas mettre entre toutes les oreilles, qu’envierait Perret. Ce proche de Patrick Sébastien est à l’image de ce dernier : le pire côtoie le meilleur. Et, croyez-moi, le meilleur est en tous points succulent. Adoptez !

Michel Kemper