| Olivier Béranger / 7aupiedumicro |
|
En fait, je cours après la chanson parfaite, celle que je n’écrirai jamais. De mon point de vue, elle est le reflet d’un équilibre certainement un peu magique entre un texte, une mélodie, un parti pris d’arrangement et une attitude d’interprétation. Le texte doit être porteur à la fois de sens et d’une musicalité propre. Et la mélodie doit être à la fois immédiatement identifiable et en même temps souligner avec discrétion et efficacité le propos du texte. Qu'est-ce qui te pousse à monter sur les planches ? Tout d’abord, monter sur scène, c’est être resté fidèle à ses rêves, ceux qui sont nés lors de la toute première émotion. Ce ressenti si particulier lors de la découverte d’un ou d’une artiste sur scène. Des années de travail et de réflexion plus tard, c’est de se dire que c’est en faisant un travail d’épure qu’on développe un langage le plus personnel possible, et que c’est comme ça qu’on a le plus de chance d’être un peu universel. Une façon d’apporter sa pierre à l’édifice en quelque sorte. La scène est parfois même le théâtre de communions athées émotionnelles très fortes lors de certains concerts particulièrement réussis. Qu'elle a été ta plus belle joie de chanteur jusqu'alors ? Il y en a eu deux. Le fait de jouer à Agen sachant que Francis Cabrel était dans la salle (moment très particulier lorsqu’on écrit, comme c’est mon cas, des chansons sur sa guitare folk !) , et le retour qu’il est venu me faire après le concert. Et puis la première partie de Laurent Voulzy, tout autant pour la rencontre avec le public que celle avec l’artiste qui s’est montré extrêmement bienveillant. Il flotte autour de ces deux hommes un parfum de magie, de poésie et d’accomplissement personnel peu commun. Propos recueillis par Didier Desmas |
La première lettre d'info a été adressée aux adhérents du Centre de la Chanson. Découvrez l'actualité de l'association, de la chanson, les CCCC (chroniques CDs) et les avantages destinés aux adhérents |