Caroline Ferry

Caroline FerryCaroline, tu es en résidence à La Manufacture Chanson où tu chanteras tous les lundis du 12 octobre au 14 décembre. Tu y prépares un nouveau spectacle «De ma fenêtre, chansons à voir». Qu’est ce que ça va raconter ?

Tout se passe dans un lieu clôt, un 13m2 où vit la chanteuse, une chambre de fille au paravent vert et rose, un lieu tout petit qui s’agrandit au gré de son imagination, rempli d’objets qui s'animent, de souvenirs bien vivants, de rêves fantaisistes. Il y a un côté Alice au pays des merveilles, un brin de folie souffle sur la chambre .Le quotidien devient burlesque .Elle de l’éternel féminin, de ses sempiternelles hésitations, de l’homme qu’elle aime (il est gros et c’est tant mieux, car elle n’en fera jamais le tour), de la solitude...Chaque chanson est un petit éclat de vie, une mini pièce de théâtre drôle et attendrissante.

Tu t’entoures aussi d’une nouvelle équipe de musiciens. Comment s’est faite cette rencontre ?

J’avais le désir de travailler avec deux musiciens poly-instrumentistes : une amie m’a donné les coordonnées de Franck. Nous avons essayé quelques chansons et le feeling est tout de suite passé. Franck m’a parlé de Christophe, de leur complicité , de leur complémentarité: à eux deux ils pratiquent huit instruments , ça bouge sur chaque chanson. Rapides , ils réussissent a percevoir ce que  j’entends  sur les morceaux et à le retranscrire musicalement .C’est comme ça que pour une chanson sur les «Bios», alors que nous cherchions sans succès une musique, je me suis écriée : « il faut écrire une musique bio ! »et c’est ce que nous avons fait !

Comment es-tu venue à la chanson ? Qu’est-ce qui te pousse à monter sur les planches ?

Quel plaisir de chanter , de jouer! Je crois que je suis faite pour ça, me sentant souvent plus à l’aise sur scène que dans la vie ! En 2002 j’ai fait un premier spectacle sur les chansons à jouer du Chat noir : le succès fût immédiat, nous l’ avons tourné pendant plusieurs années. Depuis, les choses ont évolué et je suis passée à l’écriture .

Tu dis être influencée par François Morel, Linda Lemay et Juliette, de belles références… Maintenant, il y a un style Caroline Ferry ?

Dans mes spectacles, il y a de l’humour et une belle joie de vivre. Il y a un style théâtral, je joue beaucoup, je suis quelqu’un de physique, qui veut du répondant sur scène : j’aime que les musiciens soient aussi comédiens. D’où l’importance de la mise en scène, des textes qui doivent être des dialogues, qui donnent la parole aux musiciens.

Y aura-t-il un disque à la sortie ?

Ce n’est pas à l’ordre du jour. Nous pensons plutôt à un DVD.

Propos recueillis par Didier Desmas