Michel Lascault / Décalages d'hiver 2009

Michel LascaultDu Bakounine andalou aux chansons d’amour du XVe siècle, qu’est-ce qui fait courir Michel Lascault ?

C’est le plaisir de créer. Le Bakounine andalou est un cabaret expérimental et libertaire. C’est le fruit d’une rencontre avec Bubu Bricole, un artiste manchois extraordinaire. Pour les chansons du XVe siècle, c’est la découverte de Charles d’Orléans, et avec lui d’une poésie limpide et mélancolique. Le premier projet me permet d’exprimer ma fantaisie débridée, le deuxième d’incarner mon âme sentimentale.

Pour Décalages d’hiver, tu joues dans la catégorie « Chanson d’avant-garde, nouveaux langages ». Tu te sens vraiment décalé ?

C’est plutôt de l’extérieur que me vient cette image. J’essaie simplement d’être personnel. Être décalé, dans une société conformiste, c’est juste être soi dans sa différence.

Qu’est ce qui te pousse à monter sur les planches ?

C’est l’amour de ce lieu mystérieux qu’est la scène. Un endroit où l’on peut librement crier, chanter, danser, murmurer, se taire… sans s’attirer les foudres sociales. Au contraire, il y a même des personnes qui nous en sont reconnaissantes.

www.michel-lascault.com

Propos recueillis par Didier Desmas