Philippe Séranne

Philippe Séranne« Artiste enragé et utopiste, saltimbanque mondialisé » dit-on. Comment es-tu entré en chanson ?

A force de trop me taire ! J'ai longtemps craint ma plume, je chantais les chansons des autres tout en parcourant le monde, embarqué très jeune dans un métier nomade entre Europe et solidarité internationale. A 35 ans, j'ai sauté dans le vide. J'ai fait plus de 60 concerts en 3 ans, je rencontre beaucoup d'artistes, je suis très aidé, je me prends au jeu...

Pour Décalages d’hiver tu joues dans la catégorie « chanson d’avant garde, nouveaux langages », tu te sens vraiment décalé ?

Dans ce monde complètement tordu, comment aller droit...! Je chante des trucs bien réels, bien râpeux et bien branques, avec une voix d'ange pleine d'espérance.

Qu’est ce qui te pousse à monter sur les planches ?

Le corps à corps, le grain de la voix, l'ivresse du piano, les déchirures du coeur, la dérision et la provocation... Vivre ses rêves, ne jamais se sentir arrivé, allumer du désir jusqu'à la lie !

Propos recueillis par Didier Desmas à l'occasion de la soirée "Décalages d'hiver" édition 2010