| Karim Gharbi |
|
« Bondissant et borderline » sont des qualificatifs que le public m’a donné. Cela concerne la partie plus expérimentale de notre répertoire, celle où nous explorons le style et la forme dans des tentatives parfois plus expressionnistes, plus décalées, avec des parties très écrites et d’autres plus improvisées où les mots et la voix font l’objet d’un traitement particulier. Ceci dit, il y a dans notre répertoire des chansons aux formes tout à fait classiques. Pour Décalages d’hiver tu joues dans la catégorie « chanson d’avant garde, nouveaux langages », tu te sens vraiment décalé ? Pas particulièrement. Mais nous avons dans nos influences des langages d’horizons différents qui cohabitent, s’entrechoquent. Et nous aimons jouer sur la limite, vacillant d’une atmosphère à l’autre, tantôt drôle, tantôt tragique, tantôt absurde ou cynique, un peu à l’image du monde dans lequel nous vivons. Mais avec des moments d’espoirs et de beauté. Qu’est ce qui te pousse à monter sur les planches ? Un désir d’enfant, un rêve de toujours, celui de chanter. Un amour pour la musique, le chant, la poésie et la chanson. Et puis un plaisir du partage ajouté d’une nature exhibitionniste qu’il faut sans cesse contenter. Propos recueillis par Didier Desmas à l'occasion de la soirée "Décalages d'hiver" édition 2010 |
La première lettre d'info a été adressée aux adhérents du Centre de la Chanson. Découvrez l'actualité de l'association, de la chanson, les CCCC (chroniques CDs) et les avantages destinés aux adhérents |