| Gerard Pierron |
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Gérard, la Loire, la mer, la ruralité sont des thèmes qui te sont chers. Si la nature prend une place importante, je sais que l’Homme n’est jamais très loin… La première fois que j'ai vu la Loire, j'ai cru que c'était la mer. C'est à Paris que je dois d'aimer le monde rural... Jeune homme, j'écrivais « La campagne émerge de la brume comme un voilier ». Mais ce monde-là aujourd'hui est de plus en plus délaissé, l'homme n'y trouve plus guère sa place. Et puis, voilà plus de trente ans que tu chantes les poètes : Brauquier, Laforgue, Cadou… et surtout Gaston Couté. En quoi est-il différent des autres ? La poésie française est une mine sans fond. Mon premier coup de grisou fut Gaston Couté. Je prépare pour la rentrée un travail avec Bernard Meulien sur Tristan Corbière et Louis Brauquier. Tous ces auteurs, ces compagnons ces êtres chers auront leur spectacle ou seront à l'origine de nouvelles chansons un jour ou l'autre, si le temps me le permet. « Discours du traîneux », « Gâs qu’a mal tourné »… Est-ce vraiment une bonne fréquentation ce Couté ? Quand j'étais jeune, j'étais un clochard céleste, j'étais dans la merde. Dans les restaus je faisais la vaisselle et après je chantais accompagné de ma guitare, les doigts ramollis par l'eau chaude. J'étais sur la pente savonneuse.. mais vive ce savon là. Nous aurons la chance de te retrouver fin février à L’Européen à Paris. Qu’est-ce qui va s’y passer ? L'envie de fêter le centenaire de la mort de Gaston Couté en disant au public qu'il est toujours vivant, qu'il a 131 ans. Entouré de mes amis Hélène Maurice, Bernard Meulien et de très chouettes musiciens avec lesquels j'aime beaucoup travailler. La chansons d’auteur aujourd’hui doit être très musicale. Propos recueillis par Didier Desmas |
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